La privatisation de la FDJ est-elle réellement une bonne idée ?

Posté le 28 mars par Julien dans Actualité

Le marché des jeux d’argent en France est partagé par deux géants, le casinotier Barrière et la Française des Jeux. Le premier est un acteur privé qui règne sans partage sur le secteur des casinos grâce à ses nombreux établissements. Le second quant à lui est une société d’État. Il est surtout populaire pour ses jeux de loterie, ses paris sportifs et ses cartes à gratter. Il constitue une formidable source de revenus pour le gouvernement. Cependant, dans le cadre du projet PACTE, la FDJ est sur le point d’être vendue. Le site d'informations casinos JeuxCasino.com nous explique pourquoi l'idée est loin d'être bonne.

Les dangers de la privatisation

Le projet PACTE provoque de nombreuses polémiques en France. Il vise à renflouer les caisses de l’État en bradant une partie de ses avoirs, dont la FDJ. Selon le gouvernement, il est motivé par la mauvaise santé de l’économie du pays. Depuis plusieurs années, il semblerait que la France soit dans le rouge. Pour maintenir sa croissance et pour pouvoir régler ses factures, l’État souhaite transformer un maximum de son patrimoine en capital. Le cas de la FDJ se révèle particulier en raison de son potentiel économique. Elle permet en effet à l’État de recevoir plusieurs milliards chaque année grâce à son activité. Sur le papier, revendre la FDJ équivaut donc à faire une croix sur cette rente annuelle. L’État voit l’opération d’une autre manière. Il considère cette privatisation comme le moyen le plus rapide d’encaisser un gros chèque. Malheureusement, cette stratégie n’est efficace qu’à court terme. Sur le long terme, la pérennité des revenus générés par la FDJ reste toujours plus intéressante.

Un ogre à plusieurs milliards

Comme dit précédemment, la FDJ fait partie des leaders de l’industrie des jeux d’argent en France. En 2018, elle a dégagé 15,8 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Cela correspond à une croissance globale de 4,4 %. Sur l’exercice écoulé, elle a donc permis à l’État français de toucher 10 milliards d’euros. En retirant toutes les taxes et les charges, ses bénéfices nets s’élèvent à 3 milliards d’euros. Avec le projet PACTE, l’État souhaite donc renoncer à ces revenus annuels exceptionnels au profit d’un gros chèque unique. Une telle opération serait intéressante si la situation économique était réellement critique. Cependant, avec une croissance stable et un chômage en baisse, la France ne semble pas si pressée que cela d’empocher plusieurs milliards pour faire tourner son moteur.